Publié dans Culture

Alliance française de Tananarive - La magie du « Kalon’Imerina » renaît avec le groupe Solika

Publié le vendredi, 28 novembre 2025
Le groupe Solika ravivera la mémoire musicale du « Kalon’Imerina » lors d’un concert exceptionnel Le groupe Solika ravivera la mémoire musicale du « Kalon’Imerina » lors d’un concert exceptionnel

Dans un éclat de mélodies intemporelles, l’Alliance française de Tananarive (AFT) s’apprête à offrir une soirée d’exception, le 5 décembre prochain à 18h 30 dans les locaux de l’AFT, sis à Andavamamba. Un rendez-vous dédié à la redécouverte du « Kalon’Imerina », ce patrimoine musical précieux issu du théâtre des Hautes terres malgaches, porté par le groupe Solika ou SOlofo LIan-KAnto, véritable gardien de cette tradition. 

Depuis ses origines modestes sur le campus d’Ambohitsaina dans les années 1960, Solika, aussi surnommé « Les héritiers », a su préserver et transmettre un répertoire musical chargé d’histoire et de valeurs. A l’époque, des étudiants membres de l’Association théâtrale et artistique des universitaires de Madagascar (ATAUM) avaient décidé de ressusciter ces chansons anciennes, témoins d’un passé riche en messages axés sur la famille, l’amour, la solidarité et la fierté culturelle. 

Ce projet, initialement porté par une poignée de passionnés, a pris une ampleur considérable en 1989, lorsque d’anciens membres ont décidé de relancer cette initiative avec détermination. Aujourd’hui, le groupe Solika incarne un pont entre générations. Son concert du 5 décembre sera une immersion dans l’univers des grands compositeurs qui ont façonné le « Kalon’Imerina », tels Justin Rajoro, Naka Rabemanantsoa ou encore Andrianary Ratianarivo. Leurs œuvres, traversant plusieurs décennies, conservent toute leur fraîcheur et leur profondeur, grâce à des interprétations fidèles aux versions originales. La formation a su préserver la richesse musicale de cette période, tout en insufflant une nouvelle vie à ces mélodies, pour qu’elles continuent de résonner dans le cœur des Malgaches et des amateurs de culture traditionnelle. 

Ce rendez-vous musical n’est pas seulement une célébration du passé, mais aussi une démarche de transmission. En intégrant de jeunes chanteurs, Solika assure la relève, permettant à cette musique ancienne de continuer à vivre et à toucher un public plus large. La soirée promet ainsi une rencontre entre générations, où la mémoire musicale se mêle à l’émotion, dans un hommage sincère à l’histoire et à l’identité malgache. Plus qu’un simple concert, cette initiative s’inscrit dans une volonté de préserver et de valoriser un patrimoine culturel souvent méconnu, mais essentiel à la compréhension de l’âme malgache. En redonnant vie à ces chansons théâtrales des Hautes terres, Solika offre une expérience authentique, où la musique devient un vecteur d’émotion, de mémoire et de fierté nationale. Un rendez-vous à ne pas manquer pour tous ceux qui souhaitent renouer avec l’histoire profonde de Madagascar, à travers ses voix et ses mélodies d’hier et d’aujourd’hui.

Si.R

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Editorial

  • Diplomatie
    La grande faucille de la Refondation continue de faucher sans … pitié ! Elle n’a pas fait de détail sur un des domaines clé de l’Etat. La diplomatie, la dernière victime en date, vient de faire les frais d’une relation extérieure tous azimuts. La fauche du Conseil des ministres du mercredi dernier frappe quatre chefs de mission d’Ambassades qui ne sont pas des moindres Dr Louis Robinson en République Populaire de Chine, Johary Rajobson au Maroc, Dr Alain Tehindrazanarivelo auprès de l’ONU, de l’Autriche et de la Suisse et Yvette Sylla auprès de l’UNESCO à Paris. Bien avant, d’autres représentations diplomatiques n’ont été épargnées à l’exemple de Paris, du Japon, de l’île Maurice. Et la faucille ne s’arrêtera pas tant que des « restes » du régime précédent tapissent quelque part. Sans insister sur les limogeages sans fin touchant d’autres départements. La diplomatie, un domaine délicat de la République, doit…

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